A la découverte du Québec (ppt)

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La Belle Province,

c'est le surnom de la Province Québec

Brunswick (Nouveau)

Bûcheron

Bain de neige

Bleuet


                                 

Deux ans après la victoire des souverainistes aux élections générales le ministère des Transports décide de modifier l’inscription présente sur les plaques d’immatriculation. C’est en 1978 que le slogan « La belle province » est remplacée par la devise « Je me souviens ».

 


Nouveau-Brunswick: l’Acadie retrouvée

 
Au Canada, sur une population totale de 29 millions, 8,5 millions de personnes parlent quotidiennement le français ou peuvent s’exprimer dans cette langue. Au Québec, 83% de la population, soit 5,8 millions de personnes, ont le français pour langue d’usage. le Nouveau-Brunswick, qui a accueilli en septembre 1999 le VIIIe Sommet de la Francophonie, est, avec le Québec, la seule autre province canadienne où les francophones ont réussi à tenir tête à la vague anglophone. Mais les descendants des Poitevins venus s’installer au début du XVIIe siècle sur ces terres inhospitalières ne se sont pas seulement imposés dans le domaine linguistique : ils sont devenus aujourd’hui le pivot du Nouveau-Brunswick moderne.

Lorsque, en 1968, le général de Gaulle reçut à l’Élysée une délégation officielle des francophones du Nouveau-Brunswick, il salua en ces représentants « l’Acadie heureusement retrouvée ». En septembre prochain, ce sont ces mêmes Acadiens qui accueilleront les 52 chefs d’État et de gouvernement des pays qui ont la langue française en partage.
 
La petite ville côtière de Moncton est enserrée dans des murs de neige. Tignasse ébouriffée et barbe en broussaille, Roland Gauvin pose un regard de poète sur ce dernier caprice de l’hiver. Descendant de l’une des familles poitevines venues coloniser ces terres inhospitalières à partir de 1604, il se compare au barde du village d’Astérix. Au début des années 70, il a fondé avec quatre copains un groupe « folk-rock-rap », qu’ils ont intitulé « 1755 ». Comme si MC Solar avait choisi de s’appeler « Azincourt » ou « Waterloo ». 1755, l’année du « grand dérangement », de la déportation de milliers d’Acadiens vers la Nouvelle-Angleterre, la Louisiane ou Belle-Île-en-Mer. « Ce nom date reflétait exactement notre fierté d’être acadiens », explique Roland.
 
La fierté de la résistance, des origines et de la langue est omniprésente dans le discours des francophones du Nouveau-Brunswick, quelque 250 000 personnes, soit un tiers de la population, de la province. Parce que, malgré leur histoire mouvementée et la pression constante d’un environnement anglophone, ils ont réussi non seulement à rester eux-mêmes, mais à devenir le pivot du Nouveau-Brunswick moderne. Étape par étape, ils ont imposé une société bilingue.
 
« Tout s’est joué dans le contexte religieux et éducatif », explique Robert Pichette, historien et chroniqueur au Globe and Mail. « C’est grâce à des curés à poigne qui ont fondé de nouvelles paroisses sur les terres les plus reculées de la péninsule, et à des religieuses qui ont formé des centaines d’institutrices, que le français s’est perpétué. La langue était la gardienne de la foi catholique. Sans eux, la pratique du français aurait disparu et l’Acadie aussi. Le sommet de Moncton, c’est l’aboutissement de quatre siècles d’efforts. »
 
« S’il y a un adjectif pour nous définir, c’est tenace », ajoute Roland Gauvin. Deux édifices de brique symbolisent cette persévérance : l’université de Moncton, la seule université francophone hors Québec, érigée en 1960, à l’instigation de Louis Robichaud, le premier Acadien à être élu à la tête du Nouveau-Brunswick. L’autre, haut de douze étages, domine la ville : le siège de l’Assomption-Vie, société d’assurances fondée en 1903 par la communauté acadienne réfugiée au Massachusetts. Son président, Denis Losier, appartient à cette élite estudiantine qui mène tambour battant l’Acadie et le Nouveau-Brunswick sur le chemin de la modernité, à grand renfort de fibres optiques et d’inforoutes. « La société acadienne est maintenant présente dans tous les domaines, et sur tous les marchés mondiaux », souligne Denis Losier ...
 
« L’Acadie d’aujourd’hui n’est pas une utopie », confirme le poète et parolier Gerald Leblanc. Ce second souffle, souligne-t-il, c’est à sa « payse » de Bouctouche, Antonine Maillet, que l’Acadie le doit en grande partie. « Son œuvre reflète la trajectoire du renouveau acadien. »
 
Vingt ans après « Pélagie la charette », [roman] qui lui valut le prix Goncourt, Antonine, « Acadienne 100% », insiste-t-elle, ouvre la porte de sa petite maison sise sur l’avenue de Montréal qui porte son nom. « Quand la braise d’un peuple est mise sous le boisseau, ou bien elle s’éteint, ou bien elle reprend feu. Le peuple acadien ne s’est pas éteint. Mon père disait le maillet écrase le faible et forge le fort. On aurait pu nous écraser, en réalité on nous a forgés. Notre tour est venu. Mais, comme nous avons perdu  beaucoup de temps, nous devons mettre les bouchées double », dit avec un sourire malicieux cette pétulante septuagénaire.
 
Françoise Lepeltier
20/21-3-1999 Le Figaro

Sujets d'étude
  1. Situer le Nouveau-Brunswick sur une carte.
  2. Quelles sont les deux seules provinces francophones du Canada?
  3. De quelle région viennent les fondateurs de la colonie du Nouveau-Brunswick?
  4. Qui est le général de Gaulle?
  5. Citer cinq pays francophones.
  6. Pourquoi R. Gauvin a-t-il baptisé son groupe « 1755 »?
  7. A qui R. Pichette attribue-t-il la persistance de la langue française au Nouveau-Brunswick?
  8. Quelle attitude les Acadiens francophones ont-ils développée par rapport aux anglophones?
  9. De quoi la société d'assurances, Assomption-Vie, est-elle le symbole?
  10. Qui est A. Maillet?
  11. En quoi les habitants du Nouveau-Brunswick ont-ils perdu beaucoup de temps?

Le bûcheron canadien

Vers 1850, bûcherons, draveurs et autres travailleurs forestiers prennent d'assaut la forêt. Armés de haches et de godendards, ils triment, du lever du jour au coucher du soleil, pour un salaire dérisoire.L'exploitation forestière est, sans contredit, l'activité qui a le plus marqué ce territoire.
Tous les droits réservés: Le musée du bûcheron

Clip Vidéo
En bûcher un coup : La vie de bûcheron au Nouveau-Brunswick
Musée du Nouveau-Brunswick
Visonnez le clip Flash


Les bûcherons - Raymond Lévesque, 1950




Si près de la nature
Même s'ils sont des durs
Ils ont des âmes tendres
Perdus dans les grands bois
À l'écho de leurs voix
Souvent, ils croient entendre
Un appel de la muse
Et alors ils s'amusent
À rimer dans le vent
Leurs souvenirs d'enfants
Même si leur langage
N'est pas toujours très sage
Nos bûcherons, nos bûcherons ont des âmes de poètes

Se levant le matin
Avec l'odeur des pins
Le chant de l'alouette
Ils affilent leur hache
Avec dans la moustache
Une petite chansonnette
Et tombent les érables
Mais le plus misérable
Ce n'est peut-être pas
Celui que l'on abat
Car à chaque coup de hache
Un bon bûcheron s'arrache
Une larme, une larme, une larme de poète

Lorsqu'ils reçoivent leurs gages
Ils descendent au village
Causer aux filles sages
Au veston, une rose
Ils récitent leur prose
En buvant quelque chose
La liqueur un peu forte
Quand arrive minuit
Les couches au pas des portes
Mais comme dirait Lulli :
« Au clair de la lune
On dort bien sur la dune »
Nos bûcherons, nos bûcherons ont des âmes de poète

Puis, un jour, le corbeau
Juché dans un bouleau
Laisse tomber une plume
Déjà quatre-vingt ans
Comme ça passe vite le temps
Et c'est un mauvais rhume
Qui achève l'histoire
De ceux qui ont bravé
Le mystère et le noir
Des forêts éloignées
Ne laissant pour mémoire
Que quelques mots sans gloire
Mais qui tiennent de la raison
Ah! Si nos poètes avaient des âmes de bûcherons

Blague - Histoire drôle!

Une importante exploitation forestière du Canada passe un jour une petite annonce dans le but de recruter un bûcheron. Quelques jours plus tard, un gringalet arrive et se présente :
- Je viens pour l'annonce pour un bûcheron...
- Mais tu n'es pas ce que je recherche. Il me faut un gars taillé dans l'acier, capable de bûcher dix heures par jour sans sourciller!"
Le gars lui répond :
- Laissez-moi juste vous montrer de quoi je suis capable. Vous verrez après.
- OK, voici une hache. Tu vois cet érable gigantesque là-bas ? Va l'abattre.
Alors le petit gars s'en va au pied de l'arbre, et en une minute l'arbre est par terre, débité en bûchette !
Le chef d'exploitation n'en revient pas. Il demande :

- Mais où as-tu appris à couper un arbre aussi vite ?
- Au Sahara...
- Tu veux dire, dans le désert du Sahara ?
- Ouais, c'est comme ça qu'ils l'appellent maintenant.


Bain de neige


Activité hivernale consistant à se rouler dans la neige en maillot de bain, après avoir fait augmenter sa chaleur corporelle dans un sauna. Dans les pays scandinaves cette activité existe depuis plus de deux mille ans et elle fait partie intégrante de la routine du sauna, lorsqu'il n'est plus possible de se baigner dans l'eau froide des rivières et des lacs.
C'est en s'inspirant du traditionnel bain scandinave que le Carnaval de Québec, dans son édition de 1987, a ajouté le bain de neige à la liste de ces festivités.
On peut assister à un véritable bain de carnaval où les participants prennent plaisir à rire, à danser et à jouer dans la neige, souvent à une température au-dessous de zéro.
Source: http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_carnaval/bain_neige.html


Bleuet

Le bleuet fait partie de la famille des airelles. Il est surtout cultivé au Canada. La grosse myrtille est une spécialité du Saguenay .


 
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