A la découverte du Québec (ppt)

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Trappeurs  et  coureurs des bois
La route Transtaïga
La tourtière



Coureur des bois
Un trappeur parfois dénommé « coureur des bois » ou « voyageur », est un chasseur professionnel de l'Amérique du Nord pratiquant le piégeage (ou trappe) pour vendre « l'or brun », c'est à dire la fourrure.
L'espace entre Québec et Montréal était au début de la colonisation française essentiellement occupé par les tribus Amérindiennes. Dans les années 1650-1660, les commerçants français commencèrent toutefois à se rendre dans la « profondeur des bois » afin d'y troquer leurs marchandises contre des peaux de castor. Ce type d'échange illégal était d'une part un moyen d'échapper à la concurrence au sein de la colonie ainsi que l'occasion de rencontrer des femmes, si peu nombreuses dans les colonies. Face à l'accroissement de l'exode vers les bois, le roi légalise cette activité en 1861 afin de pouvoir contrôler son développement.  Il met en place un système de  permis qu'il délivrait aux « voyageurs ». A la fin du régime français, on compte encore près de 700 engagés qui louent chaque saison leurs services à des marchands.

Appelés les « Indiens blancs », les trappeurs/coureurs des bois adoptent pour beaucoup le mode de vie des populations autochtones, se marient avec des Amérindiennes par exemple, donnant ainsi naissance aux premières générations de métis.
Beaucoup de trappeurs sont restés anonymes. Néanmoins, on peut citer quelques noms célèbres: Jean Cadieux, Nicolas Despatis,... Cette activité a aussi été immortalisée par des romans d'aventure. Le métier de trappeur est toutefois de moins en moins pratiqué, menacé de disparition par une réglementation de plus en plus sévère concernant la chasse et le commerce des fourrures.
A notre époque, le Nord fascine et envoûte toujours « les coureurs des bois modernes » qui pénètrent la forêt au volant des véhicules tout-terrain les plus high-tech. Ils chevauchent des bateaux hors-bord, taquinent la truite devant l'écran d'un sonar et traquent l'élan d'Amérique à l'aide d'une lunette d'pproche au laser. Chaque printemps, des milliers de Québécois, amoureux du Nord et partageant l'idéal des « gars de bois » regagnent leur camp. On dénombre officiellement plus de 11.000 « cabanes » sur l'ensemble du territoire québécois. C'est dans ces forêts infinies que le vaillant François Paradis a disparu dans une tempête de neige, au grand désespoir de la douce Maria Chapdelaine.

Cependant la forêt nordique est menacée par la surexploitation catastrophique de grands compagnies forestières friandes de ces arbres dont les fibres denses et bien alignées produisent un papier d'excellente qualité. Depuis quelques années seulement les Québécois commencent à se rendre compte de cette « erreur boréale » qui risque de saccager l'une des plus grande forêts du monde. Est-ce que bientôt ce sera l'arbre qui cachera l'absence de forêt?

Sujets d'étude
  1. De quel animal provient la fourrure vendue?
  2. Pourquoi le roi autorise-t-il ce commerce? Quel intérêt u trouve-t-il?
  3. Pourquoi la fourrure est-elle appelée « or brun »?
  4. Pourquoi les trappeurs étaient-ils appelés les "Indiens blancs"?
  5. Décrivez le « trappeur moderne ».
  6. Expliquez ce que l'on entend par « erreur boréale ».
Cf. Bouliannne, Bruno (2001) : « L'appel du Nord ». Dans : Batigne, Stéphane (éd.) (2001) : Québec  - Espace et sentiment. Paris : Éditions Autrement – collection Monde HS no 124: 36-46.

Pour aller plus loin: La vie du trappeur Marquette en images et en mots.
Image vers le dernier trappeurs!


La route Transtaiga

La route Transtaïga est une route du Grand Nord Québécois et conduit pour ainsi dire au « bout du monde ». Longue de 666 km, elle part de la ville de Radisson et mène au réservoir de Caniapiscau.

Pour la prendre il faut déjà arriver à Radisson, ville située au km 544 de la route de la Baie-James. Cette ville est une ville complètement fonctionnelle, conçue pour héberger les employés de l'entreprise Hydro-Québec. La route Transtaïga est d'ailleurs entièrement conçue pour relier les centrales hydro-électriques d'Hydro-Québec, situées le long de la Grande Rivière et de la rivière Caniapiscau, au reste du pays.

La route Transtaïga part ensuite de Radisson vers l'Est. A partir de la Centrale Brisay, km 582, la route se poursuit sur 84 km mais n'est plus asphaltée. Le terminus Nord-Est de la route est également proche de la limite Sud du Nunavick, le territoire Inuit du Québec, et est le point le plus éloigné de toute ville par la route en Amérique du Nord. Ce terminus est le réservoir Caniapiscau, qui est un gigantesque barrage.

Le paysage le long de la route est désertique. Le voyageur l'empruntant ne croise quasiment personne. Seuls des ours et des loups sont parfois visibles au cours du trajet. La route est toutefois jalonnée de pourvoiries avec, suivant les cas, un camping, une zone de pique-nique... Des téléphones d'urgence sont également présents.


Sujets d'étude

  1. Pourquoi la « route Transtaïga » est-elle ainsi nommée?
  2. Quelles sont les activités de l'entreprise Hydro-Québec?
  3. Qui sont les Inuits?
  4. La route est-elle conçue pour les touristes visitant le Québec?
Cf. Chartrand, Luc (2001) : « La Transtaïga ». Dans : Batigne, Stéphane (éd.) (2001) : Québec  - Espace et sentiment. Paris : Éditions Autrement – collection Monde HS no 124: 62-70.


La tourtière

La tourtière est un des mets traditionnels au Québec.

Tourtière du Lac-Saint-Jean
Nom féminin - Mets traditionnel québécois, parfois appelé cipaille ou cipâte, fait d'une pâte profonde farcie de pommes de terre, d'oignons et de viandes diverses (viandes « domestiques » : canard, porc, bœuf, veau, etc. ; viandes « de bois » : perdrix, lièvre, caribou, chevreuil*, orignal, etc.). Dans certaines régions du Québec, on utilise aussi le mot tourtière pour désigner le pâté à la viande, un autre mets traditionnel québécois.
 
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